Films

Films

La tâche du réalisateur est de raconter une histoire, qu’elle soit réelle ou imaginaire. Je ne pensais pas réaliser des films documentaires lorsque j’ai entrepris des études de cinéma. Je rêvais de fiction, et co-réalisais deux courts-métrages, Une Meilleure jeunesse (19 min, 2006) et Les Absents (fiction, 29 min, 2008). Le premier m’a appris à raconter un récit simple avec peu de mots, intégrant les imprévus nés du tournage en extérieurs, tandis que le second m’a permis de travailler plus précisément la mise en scène des émotions grâce au huis-clos.

Malgré mes envies de fictions, et des scénarios écrits, j’ai ensuite été happé par les histoires du réel, aussi incroyables que des fictions : celle d’une rencontre entre des danseurs hip-hop et des chanteurs classiques, d’un peintre ayant continué son œuvre grâce à l’ordinateur à 73 ans, de femmes condamnées pour sorcellerie dans les montagnes Ardéchoises en 1519… On ne réalise pas un documentaire sans une éthique de réalisation, un documentariste étant souvent amené à guider ses sujets vers l’expression de quelque chose de difficile, révélant des choses fragiles, parfois ensevelis sous l’aigreur de l’âge. Pour trouver l’autre, il faut ouvrir les yeux et écouter, accorder à chacun de l’attention et amener les individus filmés à parler en confiance, proposant aux spectateurs la possibilité de comprendre celui qui est filmé ― ce qui ne signifie pas pour autant accepter ces actes et ses discours.

La culture est une tapisserie que créateurs et spectateurs tissent, par-delà les frontières des arts : ce tissage est l’un des enjeux principaux de deux documentaires que j’ai réalisé, Une Rencontre, Pockemon Crew + Emelthée (26 min., 2016) sur un spectacle mêlant danse hip-hop et chant classique, et Janoir, Une vie à peindre (produit par JPL Productions et Cinaps TV, 52 min., 2013) sur un peintre ayant poursuivi son œuvre par le numérique. Raconter une histoire telle que Janoir, Une vie à peindre, c’est s’inscrire dans une démarche de transmission, comme une rencontre avec le public découvrant une œuvre et des êtres qui nous ont touché au cœur. C’est pour ça que ma co-réalisatrice Emilie Souillot et moi-même avons tenu à organiser avec l’association Eclore une exposition rétrospective de l’œuvre peinte et numérique de Jean Janoir, à la mairie du 2eme arrondissement de Lyon, afin d’accompagner les première projections du film.

Souvenirs-Janoir

Documentaires

Sorcières d’encre (en préparation)

Sorcière d'encre, film de Jérémy Zucchi

Il était une fois, dans la Montagne ardéchoise, six femmes arrêtées pour sorcellerie pendant l’automne et l’hiver 1519 : Agnès Colomb, Jeanne Chareyre, Catherine Lashermes, Béatrice Laurent, Catherine Peyretone et Catherine Vesse. Toutes étaient veuves, isolées, sans moyens de se défendre contre une population qui cherchait des boucs émissaires pour y déverser sa colère née des maux qui la frappait (maladie, mauvaises récoltes, pillage par les troupes armées…). Ces six femmes furent prisent dans la mécanique implacable des procès de sorcellerie.

Comme une épidémie, de sorcellerie, ce fut d’abord Montpezat-sous-Bauzon qui fut touché. Des voisins dénoncèrent Catherine Peyretone, laquelle dénonça d’autres prétendues participantes du Sabbat. Tandis qu’elle était interrogée (et sans doute torturée) sous l’autorité de l’Inquisiteur, Jeanne Chareyre était arrêtée au Roux, hameau situé un peu plus haut dans la montagne. Puis, c’est sur le plateau que des moines de l’abbaye de Mazan en profitèrent pour arrêter eux-mêmes, et parfois même torturer, Agnès Colomb, Catherine Lashermes et Béatrice Laurent. Pour quelles raisons? Ce film va tenter de décrypter le système de création et de propagation de cette « épidémie » de sorcellerie. Tout en étant étayé par les faits historiques, il laissera de l’espace au réinvestissement, par moi-même cinéaste, par des artistes et par les populations de ces villages, de ces histoires.

Sorcières d’encre est très personnel pour moi, bien qu’évoquant des faits qu’on pourrait croire ensevelis par le temps. Mon premier film était un documentaire sur Catherine Peyretone, qui selon la tradition populaire mourut sur le bûcher le 12 octobre 1519. C’était un petit film co-réalisé dans le cadre de l’atelier de réalisation vidéo de mon collège, situé dans ce village. Neuf ans plus tard, j’ai décidé de refaire un film à partir de cette histoire, retournant sur les lieux que nous avions filmé maladroitement avec une caméra S-VHS. Je n’étais plus un adolescent, désormais, mon regard avait changé, et ma pratique s’était développée. Un petit film a été tourné par fragments pendant plusieurs années avec ma caméra personnelle, comme des notes prises avec un stylo. J’ai pensé ce film sans scénario préconçu afin de découvrir par moi-même comment raconter cette histoire et ce que j’avais envie de transmettre à travers elle. J’en suis venu à la conclusion que l’histoire de Catherine Peyretone ne peut être dissociée du phénomène d’ « épidémie » de sorcellerie qui a atteint après elle le plateau ardéchois. Elle était un rouage écrasé d’un système qu’il importe encore aujourd’hui de comprendre.

Sorcières d’encre sera avant tout un film sur l’expérience personnelle de l’Histoire, faisant la part des faits historiques et des projections personnelles, telles celles de l’artiste Marianne Vinégla Camara se glissant dans la peau de Catherine Peyretone dans Brûlures vives. Comment peut-on s’identifier à des figures du passé, des femmes bannies de la société des hommes, dont nous ne possédons rien sinon les aveux (obtenus vraisemblablement par la torture) et les témoignages douteux? Le visage de la sorcière est l’enjeu majeur du film. Or ce visage, c’est le nôtre, puisque nous pouvons nous aussi un jour sombrer dans la démence ou être injustement accusés ; nous pouvons nous aussi être rejetés de la société des hommes.

  • Écriture et réalisation : Jérémy Zucchi
  • Durée : entre 52 minutes et 90 minutes.

Carnet de notes (série de vidéos débutée en 2016)

Carnet de notes est une série de très courtes vidéos documentaires constituant des choses saisies sur l’instant, des instantanés, des ébauches de récits. Chaque vidéo sera constituée de plans tournés lors d’un seul jour. Le lieu et la date seront toujours mentionnés.

J’ai lu un jour : « Un réalisateur passe la plupart de sa vie à ne pas faire de films. » C’est pour échapper à cette malédiction que je me suis lancé dans le documentaire, qui permet de raconter des histoires parfois invraisemblables (car le vrai n’est pas toujours vraisemblable) avec des moyens très réduits. L’évolution technologique a permis d’aboutir, à l’heure actuelle, à des appareils hybrides permettant de photographier et de filmer avec une qualité épatante, comme les plus belles des plumes des calligraphes. Bien sûr, il faut ensuite savoir filmer, et trouver des sujets.

Avec Carnet de notes, je pars en quête de choses qui attirent mon œil, d’histoires, de faits, sans idée préconçues, sans écrire au préalable. Comme les notes d’un voyage, des brouillons d’idées surgissant de nulle part. La caméra et le logiciel de montage sont mes outils pour écrire, et de même que c’est en écrivant qu’on trouve ce qu’on veut écrire, et comment, c’est en filmant que le saisissement des choses s’opère pleinement, et que je commence à construire ma compréhension du réel dont témoigne le film documentaire.

Une Rencontre, Pockemon Crew + Emelthée (29 min, 2016)

Début du film, regardez la suite sur le site d’Eclore

Une Rencontre, Pockemon Crew + Emelthée est un film documentaire filmé entre novembre 2010 et janvier 2011 sur la rencontre improbable des meilleurs danseurs de hip-hop au monde, les champions du monde Pockemon Crew, et du chœur classique Emelthée. Les uns vont s’ouvrir aux autres, les danseurs vont apprendre à chanter, les chanteurs à danser, et tous vont utiliser leurs différences pour créer une œuvre. La diversité comme acte créateur. Après une version de 52 minutes achevée en 2012, une version courte est montée en 2016 en raison de la difficulté de financer les droits des musiques interprétées par le chœur, après 4 années de recherches.

Rigueur et spontanéité s’allient pour créer une œuvre nouvelle, fascinante à filmer, qui est née en trois mois, d’une manière aussi imprévue que ce film. En effet, j’ai été contacté à la dernière minute par les compagnies pour suivre les répétitions, me laissant raconter l’histoire de cette rencontre. Le spectacle, conçu pour une unique représentation le 4 janvier 2011, était une opportunité à saisir pour les danseurs de la compagnie Pockemon Crew et pour le chœur Emelthée, tout comme le fut pour moi celle de réaliser ce film documentaire.

Une Rencontre, Pockemon Crew + Emelthée est une petite utopie, l’espoir de la formation d’une communauté nouvelle, bien que comprenant très peu de discours sur la diversité culturelle ou le lien social. C’est en acte, par la création d’une œuvre, que cet espoir prend forme à l’écran, avec toute la spontanéité, les rires, mais aussi les tensions que les répétitions d’un spectacle implique. J’ai tenté de saisir à l’écran non seulement les mouvements des chorégraphies, mais des moments de complicité, de relâche, des instants de beauté entrevus dans chacun des deux groupes. Une Rencontre, Pockemon Crew + Emelthée est aussi le double portrait de la chef de chœur Marie-Laure Teissèdre et du chorégraphe Riyad Fghani, que deux parcours si différents ont fait se rencontrer, et donner naissance à une œuvre nouvelle.

Janoir, Une vie à peindre (52 min, 2013)

Extrait du film (ouverture).

Achèvement d’un travail de plus de trois ans, le film documentaire Janoir, Une vie à peindre (co-réalisé avec Emilie Souillot) est une histoire de survies par la création, à travers le parcours d’un peintre Lyonnais aujourd’hui méconnu, Jean Janoir qui, a 73 ans, s’est mis à poursuivre son œuvre malgré la maladie grâce à l’ordinateur. De la peinture à l’huile aux brosses de Photoshop, en passant par la conception de décors d’opéras, l’architecture et l’écriture poétique, Janoir a toujours trouvé un moyen pour se relever, malgré les obstacles, malgré la maladie, pour continuer à créer. Janoir, Une vie à peindre est un film sur l’art, donc sur la vie, avec ses moments de rire, de lyrisme et de douleur. Et une mystérieuse femme en robe rouge qui traverse le film comme les sensuelles figures féminines de ses tableaux.

On trouve son chemin grâce aux gens qu’on croise. Je n’aurai pas entrepris le projet documentaire, Janoir, Une vie à peindre sans la rencontre d’Émilie Souillot, notre travail sur les montages de ses documentaires nous ayant donné envie de réaliser un film ensemble. Cette envie est elle-même née de la rencontre avec le peintre Jean Janoir et son épouse Michelle, dont nous sommes devenus les « petits-enfants de cœur »… Il s’agit pour nous, avant tout, du portrait de deux amis, décédés tous deux début 2012, avec lesquels nous partagions de longues discussions sur l’art, la musique et tant d’autres choses autour de verres de whisky, dans un brouillard de fumée de cigarette. Après leur décès, nous avons réunis certains de leurs amis pour qu’ils évoquent aussi leurs souvenirs, sans tomber dans une austérité cérémonielle que des amoureux de jazz tels que Jean et Michelle Janoir ne pouvaient que détester. Il est toujours question de temps, lorsque nous redécouvrons une peinture de dix-huit mètres carrées oubliée et abîmée, en particulier, mais il est toujours question de la vie.

Structuré en chapitres, Janoir, Une vie à peindre est composé de fragments de tout ce qu’une vie peut embrasser, de la découverte d’une vocation artistique à la lutte contre la maladie, en passant par les triomphes éphémères et les longues années où le peintre s’est retiré dans ce qu’il nommait son « trou », loin des vernissages. Si Jean Janoir ne pouvait plus marcher, nous, nous pouvions aller sur les lieux de son enfance à Mâcon, sur les bords de la Saône où nous pouvions caresser les roseaux, faire marcher et danser notre femme en robe rouge dans la nature et dans son atelier…

  • Ecriture et réalisation : Emilie Souillot et Jérémy Zucchi
  • Production : JPL Productions et Cinaps TV avec le soutien du CNC
  • Image et son : Emilie Souillot et Nicolas Folliet
  • Montage : Pierre-Louis Vine
  • Musique : Emilie Souillot, Elodie Poirier et Jérôme Bodon-Clair
  • Mixage : Miroslav Pilon
  • Durée : 52 min
  • Format de tournage : HD
  • Année : 2013
  • Plus d’informations et documents sur le site d’Eclore

Haïti, Champs de béton (réalisé pour A.V.S.F., 19 min, 2008)

Haïti, Champs de béton (co-réalisé avec Stéphane Deville) est un film documentaire commandé par l’association Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF), afin d’expliquer les causes de l’étalement urbain sur les terres agricoles en Haïti et ses conséquences pour l’économie du pays et la population. Par des interviews de paysans de Saint-Marc, Léogane, Jacmel et Cul-de-Sac, ainsi que de responsables politiques et associatifs locaux nous tentons d’expliquer les causes (le manque de politique agricole) et les conséquences (chômage, hausse du coût de la vie, dépendance alimentaire du pays) de ce phénomène. C’était avant que le catastrophique séisme de 2010 ait plongé les Haïtiens dans une crise humanitaire plus grande encore.

Haïti, Champs de béton est non seulement le premier documentaire sur lequel j’ai travaillé, mais également la première fois que je travaillais pour une société de production, avec des commanditaires. Stéphane Deville a décidé des séquences à tourner et réalisé la totalité du tournage seul sur place, avec les membres d’AVSF, tandis que j’ai été chargé en tant que stagiaire de structurer le récit, d’écrire la voix off et de réaliser le montage du film. Je me suis adapté au cadre rigoureux d’un film de commande didactique sans mettre de côté l’expression de ma sensibilité. Ainsi, c’est par des poèmes haïtiens que je me suis imprégné de l’âme et des sensation nécessaire au film. Cela paraît étrange, quasi mystique, mais c’est pourtant ce que mon imagination m’a apporté, puisque je ne pouvais partir là-bas.

  • Ecriture et réalisation : Stéphane Deville et Jérémy Zucchi
  • Production : Each Other Productions pour AVSF (Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières)
  • Image et son : Stéphane Deville
  • Traduction et narration : Yvon Yacinthe Faustin
  • Montage et mixage : Jérémy Zucchi
  • Durée : 19 min
  • Format de tournage : HDV
  • Année : 2008

Fictions

Les Absents (29 min, 2008)

Les Absents (co-réalisé avec Cécile Desbrun) est un drame en huis-clos sur les deux séparations d’un couple : dans la vie et par la mort. Christelle erre entre son passé qui la poursuit sans cesse, elle revit l’histoire de son couple qui petit à petit partait à la dérive, et doit prendre en main ce présent qui lui semble désespérément vide. Elle devra affronter la mort de son mari afin de renaître.

Ce film de fiction a été co-réalisé avec Cécile Desbrun, en 2007, avec des moyens très réduits (un pied, une caméra DV, une perche et un projecteur pour la lumière) dans le cadre de la troisième année de licence d’Arts du Spectacle à l’Université Lumière Lyon-2. Les Absents ne pouvait pas reposer sur les moments volés et l’énergie des improvisations d’Une Meilleure Jeunesse car nous voulions rendre compte de l’état mental d’une femme en deuil. Compte tenu de l’absence de budget et de l’ambition artistique (récit alternant passé et présent) et émotionnelle (le deuil, la mort…) de ce court-métrage, nous avons préféré opter pour un tournage en huis-clos, avec seulement deux acteurs : un challenge car le développement émotionnel de notre scénario ne pouvait pas tenir en moins de trente minutes, sous peine de sombrer dans une caricature des émotions que nous voulions représenter à l’écran.

Pour que ce huis-clos soit cinématographique, et non du théâtre filmé, nous avons tenté de créer un espace mental par des procédés purement visuels et sonores, et non seulement nous reposer sur des scènes dialoguées. Ceci a nécessité une post-production étendue afin de repenser toute notre narration par le montage et la voix off, nous éloignant de l’esthétique naturaliste. Passé et présent constituent un labyrinthe où se perd Christelle (Cécile Giroud), où la mort n’est pas un néant, ce vide impossible à se représenter, mais une stase du temps dans laquelle elle erre, en attendant d’accepter la séparation et la disparition de son mari (Ivan Gouillon).

  • Ecriture et réalisation : Cécile Desbrun et Jérémy Zucchi
  • Interpétation : Cécile Giroud et Ivan Gouillon
  • Image et lumière : Jérémy Zucchi avec le matériel de l’Université Lumière Lyon 2 et le matériel d’éclairage généreusement prêté par Farid Lakkimi
  • Son : Marie Matchury et Daniel Capeille
  • Montage, étalonnage et mixage : Jérémy Zucchi
  • Musique : Etienne Rousseaux et Sébastien Cosson
  • Durée : 30 min
  • Format de tournage : DV
  • Année : 2008

Une Meilleure jeunesse (19 min, 2006)

Une Meilleure Jeunesse commence par le rêve de nature d’un jeune homme travaillant chez McDonald’s, comme tant d’autres. Il s’évade de sa vie morne par la poésie de Pasolini, et surtout en suivant une jeune femme dont il a entrevu le regard dans un bar. Elle n’est pas seule, mais à travers les reflets des vitres du métro, son regard à elle aussi s’accroche à celui de cet homme inconnu. Elle l’a vu. C’est alors que le film bascule de son point de vue…

J’ai écrit et réalisé Une Meilleure Jeunesse en 2006 avec deux autres étudiants de seconde année de licence d’Arts du Spectacle à l’Université Lumière Lyon-2, Clémentine Delignières et Julien Carchon. L’histoire de ce film m’a été inspirée par les reflets des gens dans le métro, par les échanges de regards impromptus qui s’esquissent par ces reflets, avant de disparaître aussitôt. L’échange de regard à travers les reflets du métro est le pilier du film, son axe central de symétrie même, puisque sa structure est double. L’idée de départ du film était cette structure.

Comme le personnage incarné par Xavier Picou dans le film, je travaillais chez McDonald’s à l’époque afin de payer mon loyer et consacrai chaque temps libre à mes rêves de cinéma. J’étais assez seul, bien qu’ayant des amis à la fac. Un jour une jeune femme viendra vers moi, rêvais-je. Une Meilleure Jeunesse était ainsi mon rêve de fin d’adolescence, mis en image grâce à l’aide de mes camarades. Pour réaliser ce fantasme, pas de budget, 4 jours et demi de tournage, et pas d’équipe technique hormis ses trois co-réalisateurs. Ce court-métrage n’aurait pu bénéficier de l’énergie de l’instant et des fulgurances du hasard s’il n’avait pas été tourné d’une manière aussi légère et libre, laissant la place à l’improvisation des comédiens. Au début du montage d’Une Meilleure Jeunesse, j’ai commencé par travailler sur la fin du film, afin de ne pas poursuivre le montage dans l’attente angoissante de savoir si l’émotion recherchée sera présente ou non…

  • Ecriture et réalisation : Jérémy Zucchi, Clémentine Delignières et Julien Carchon
  • Interpétation : Camille Régnier, Xavier Picou, Bryan Eliason
  • Image et sons : Jérémy Zucchi, Clémentine Delignières et Julien Carchon avec le matériel de l’Université Lumière Lyon 2
  • Montage et mixage : Jérémy Zucchi
  • Musique : Etienne Rousseaux et Paul Gandon
  • Durée : 19 min
  • Format de tournage : DV
  • Année : 2006

Interventions

Réalisation de clips et captations

  • 2015 – Réalisation du clip Entre espoir et amertume (3 min.) pour le groupe de rap Matière Sombre, à partir de la captation d’un concert. Dans le cadre de l’association Eclore. Paroles et chant par AJT, musique composée et interprétée par Comin Death.
  • 2013 – Captation du spectacle de L’Herbe Tendre (80 min.) au festival La Tour Passagère à Lyon (avec l’aimable autorisation de Jérôme Salord et Jean-Luc Giller), dans le cadre de l’association Eclore. Dans cet extrait, Émilie Souillot (chant) et Léo Varnet (chant et accordéon) interprètent la très belle chanson d’Allain Leprest Où vont les chevaux quand ils dorment?
  • 2011 – Démo du spectacle Il était une voix… Il était une vigne… mis en scène par Yves Pignard, pour le théâtre des Marronniers à Lyon (15 min.).

Interventions en tant que monteur

  • 2012 – Assistant monteur du documentaire La Force de Résister d’Émilie Souillot (1h25).
  • 2011 – Montage de performances des artistes performeuses Patricia & Marie-France Martin pour un DVD produit par le centre Wallonie-Bruxelles Théâtre-Danse. Comme le dit le communiqué de presse du Centre Pompidou pour le Nouveau Festival (16 février-7 mars 2011), elles proposent « des conférences-performances aux allures d’exploration autobiographique sur fond de gémellité. Une langue qui oscille entre tubes et érudition, un registre qui cultive la distanciation. » Leur art est aiguisé comme un scalpel, mais un scalpel incapable de ne pas s’égarer dans la fantaisie, découpant rigoureusement des arabesques drôlatiques.
  • 2010 – Assistant des performeuses et plasticiennes Patricia et Marie-France Martin pour leur performance Patrick c’est ou bien ou bien, créée aux Halles de Schaerbeeck à Bruxelles, dans le cadre du festival Trouble. J’ai participé à la conception et réalisé le contenu audiovisuel projeté lors de la performance, modifiant des extraits du court-métrage de Jean-Luc Godard Charlotte et Véronique, ou Tous les hommes s’appellent Patrick (1959) et du film de William Klein Qui êtes-vous Polly Maggoo? (1966). « Nous nous émancipons donc progressivement du film source pour intégrer l’univers des soeurs Martin. Si les similarités entre elles sont évidentes, elles en jouent pour en prendre, à ce stade de leur action, le revers » écrit Audrey Sesana . Notre parti-pris a consisté à mettre en lumière des gestes, des attitudes, des petits riens grossis et traqués, comme vues par des jumelles et projetés sur grand écran. Un filtre « volets vénitiens » apporte un aspect TV stylisé aux images, faisant écho aux rayures de leurs vêtements. 
  • 2009 – Assistant monteur du documentaire Histoire (s) de Jazz, Le Hot Club de Lyon d’Émilie Souillot (52 min). J’ai aidé la réalisatrice à finaliser le montage, l’incitant à réinjecter dans le film ce que je nomme de la « chair », des « petits riens » qui contribuent de l’atmosphère au film et à la figuration de ce qu’est le jazz.

Formations et ateliers cinéma

  • 2013 – Intervention en tant que monteur lors d’un atelier d’initiation au montage sur Final Cut 10 à la direction régionale du Crédit Agricole de Valence, sous la direction du producteur et réalisateur Pierre Beccu (Bas Canal Productions). Ces deux jours de formation permirent à des cadres de découvrir les procédés cinématographiques, afin qu’ils puissent réaliser des présentations audiovisuelles d’une manière autonome.