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Dans les rêves de Blade Runner – Retrouver l’humanité
Parution le 5 novembre 2026 chez Third Éditions
Déjà disponible en précommande chez votre libraire (ou sur les sites Cultura, Furet du Nord, etc.).
Mon premier livre arrive bientôt en librairie, après bien des années à travailler sur les relations entre le cinéma et les récits de science-fiction de Philip K. Dick (1928-1982), des articles, des interventions et un premier ouvrage dont la publication fut annulée suite aux conséquences de la pandémie de covid-19… C’est une exploration des récits, des images et des imaginaires que je propose au travers du film Blade Runner de Ridley Scott (1982) et du roman Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick (1968) qu’il adapte. Je voulais comprendre ce qui n’a jamais cessé de me fasciner depuis la première fois que j’ai vu le film, adolescent…
Présentation par l’éditeur
Memento mori, « souviens-toi que tu es mortel » : cette célèbre formule latine condense les programmes narratifs, esthétiques et philosophiques de Blade Runner. Le chef-d’œuvre de Ridley Scott, qui a révolutionné l’imagerie de la science-fiction au cinéma tout en préfigurant la littérature cyberpunk, n’a jamais cessé de fasciner depuis sa sortie en 1982. Beaucoup de choses ont été dites à son sujet, mais il reste encore tant à explorer. Cet ouvrage, écrit par Jérémy Zucchi, vise à offrir des perspectives passionnantes par l’étude, notamment, des liens qu’entretient le film avec le roman de Philip K. Dick qu’il adapte, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?. Surtout, il propose de suivre les fils dont les images de Blade Runner sont tissées, jusque dans les Antiquités grecque, hébraïque et babylonienne. Avec, au cœur du projet, une question : comment retrouver notre humanité ?
Articles en relation avec Blade Runner
Ouvrages collectifs et préfaces
- 2025 – « « Je suis le business » : relations sexuelles entre humain naturel et humain artificiel dans Blade Runner et Do Androids Dream of Electric Sheep ? », in Natalia Chumarova et Samuel Minne (dir.), Sexes, sexualités et relations sexuelles dans la science-fiction, publication Stella Incognita, Éditions BoD – Books on Demand.
- 2023 – « Le Golem de Gustav Meyrink : généalogie et descendances », préface à Gustav Meyrinck, Le Golem, Paris, Éditions Hachette Heroes, collection « Le Rayon imaginaire ». Réédition : Editions Points, collection « Points poche », 2025.
- 2017 – « Décentrement de l’homme et émergence du baroque », in Sylvie Camet (dir.), Décentrement et travail de la culture, Louvain-la-Neuve, Éditions Academia, Collection « Dynamiques contemporaines ».
Revues et sites web
- 2020-2023 – Critiques, analyses et entretiens pour Culturellement Vôtre.
- 2015 – « Étincelles d’un cerveau cramé, la drogue dans l’œuvre de Philip K. Dick », PSN (Psychiatrie, Sciences humaines et Neurosciences), Éditions Matériologiques, 3ème trimestre 2015, volume 13, disponible en ligne sur Cairn.fr. Article publié suite à une communication dans le cadre du séminaire « Addictions et créativité » à l’hôpital Tarnier (groupe hospitalier Cochin, Paris), à l’invitation des professeurs Bernard Granger et Florence Thibault.
- 2010 – « Deux vies », fiction poétique écrite avec Cécile Desbrun, Non, pas ce soir, n°4, Bruxelles, Éditions La Trame, février 2010.
- 2009-Aujourd’hui – Publication d’articles sur des blogs personnels (anciennement jeremy-zucchi.com, Eclats Futurs, Ouvre les Yeux, tous disparus), republiés principalement sur le site Culturellement Vôtre.
Classement thématique
L’humanité entre réel et virtuel
- « Philip K. Dick : Du mythe du Golem aux androïdes modernes » propose une généalogie de l’être humain artificiel.
- « Paradoxes des corps de Star Wars » analyse les représentations des corps humains, extraterrestres et robotiques dans la saga de George Lucas. À compléter avec « Star Wars, lutte pour l’ordre naturel« . La critique de la bande-dessinée « La Fabrique des corps, Des premières prothèses à l’humain augmenté » évoque les transformations du corps par la technologie, réelles et à venir.
- La présence humaine dans l’espace questionnée en plusieurs articles : « Gravity ou la poésie factuelle des astronautes » qui revient sur le contraste puissant entre beauté et trivialité dont témoigne l’humain dans l’espace ; « Un S.S. rêvant de la Lune : Von Braun » retourne aux origines ambivalentes de la conquête de l’espace (les fusées V2 produites au Mittelwerk du camp de concentration de Dora) ; enfin, « Pourquoi aller dans l’espace ? » interroge les motivations de l’envoi d’astronautes dans l’espace.
- Le thème de l’évolution humaine ou de l’éveil dans la science-fiction est évoqué dans : « L’humanité transitoire de 2001 : l’Odyssée de l’espace« , analyse du film de Stanley Kubrick ; ainsi que dans « Avatar, l’éveil par la technologie » qui revient sur le thème de la connexion à la technologie et à la nature dans le film de James Cameron.
- L’écrivain Philip K. Dick et les films qui s’inspirent de ses œuvres ont souvent mis en scène des psychoses afin de questionner les relations entre le réel et sa perception. C’est le sujet d’ « Autisme et schizophrénie dans Glissement de temps sur Mars« , analyse du roman de Dick.
- Ce qui fait de nous des êtres humains, selon Philip K. Dick, c’est notre empathie. C’est le sujet de « Coulez mes larmes, dit Philip K. Dick« , analyse du thème de l’amour comme caritas dans le roman Coulez mes larmes, dit le policier.
- Que restera-t-il de nous ? Peut-être nos images. C’est le sujet de l’article « Susan Sontag : collectionner le monde avant l’extinction » qui évoque la figure du photographe comme collectionneur d’une réalité en train de disparaître et qui, paradoxalement, précipite sa disparition.
« Étincelles d’un cerveau cramé, la drogue dans l’œuvre de Philip K. Dick » aborde les diverses fonctions de la drogue : elle permet d’accéder à de nouvelles frontières pour des individus condamnés à demeurer sur Terre, à voyager dans le temps, à glisser dans des univers mentaux qui menacent de les emprisonner (Le Dieu venu du Centaure, 1964), à permettre l’irruption d’épiphanies surgissant au seuil de la destruction des personnages, sinon du monde. La drogue est aussi dans les œuvres de Philip K. Dick une machine mélancolique (un concept que j’emprunte au critique de cinéma Philippe Fraisse).
Espaces réels et espaces virtuels
- « Le Fanfaron et Un Monde Parfait : accélérer pour se dépasser » est une analyse comparée des films de Dino Risi et de Clint Eastwood montrant comment ces films utilisent le road-movie pour raconter des récits initiatiques, mais aussi comme métaphores des bouleversements économiques et sociaux. Deuxième partie : « Des rêves d’enfants échoués ».
- La représentation de la petite ville résidentielle américaine est au centre de récits de science-fiction, abordés dans ces articles : « Pleasantville, du rêve américain au totalitarisme », analyse du film de Gary Ross ; « Territoire réel d’un monde virtuel, dans Le Temps désarticulé », enquête sur les lieux cités dans ce roman de Philip K. Dick.
- « Capricorn One, la conquête de l’espace falsifiée » analyse comment ce film de Peter Hyams met en scène une conspiration pour mieux invoquer les puissances du cinéma (avec le tournage des faux premiers pas d’hommes sur Mars).
- « Frances Yates : L’art de la mémoire dans l’Antiquité » synthétise les principes d’un outil mnémotechnique utilisé par les orateurs antiques : le palais de mémoire. Cet espace mental est le sujet de la critique et analyse « Inception, le temps rêvé du cinéma« .
Réactualisation des mythes et des religions
- « Bruegel et le mystère de Babel », analyse de la représentation picturale du mythe de la tour de Babel.
- La représentation de la foi et de la religion dans la science-fiction fait l’objet de plusieurs articles : « Simulacres et miracles dans le roman Blade Runner » (Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques?) de Philip K. Dick ; « Religion et virtualité : eXistenZ », consacré au film de David Cronenberg. « L’Exégèse de Philip K. Dick, une introduction » revient sur les conditions d’écriture par l’écrivain de science-fiction de son journal initié à la suite de ses expériences mystiques de 1974.
- Le thème apocalyptique est bien sûr récurrent, dans le cinéma de science-fiction en particulier. Il est analysé dans « Donnie Darko : schizophrénie de l’Élu » et « Southland Tales, l’apocalypse sous le signe de Philip K. Dick » consacrés à deux films de Richard Kelly.
- Quelques figures christiques diverses du cinéma sont analysées dans : « Travis et Franck, deux figures christiques par Scorsese » (dans Taxi Driver et A Tombeau ouvert) ; « Le chemin de croix de Lawrence d’Arabie » ; « La Passion selon Anakin Skywalker » (sur le devenir-machine dans Star Wars).
Raconter le réel
- Après « George Sand, Fille du siècle – Séverine Vidal et Kim Consigny« , critique de la biographie de la romancière en bande-dessinée, il est utile de mieux comprendre les enjeux, les choix et les contraintes d’une telle biographie. C’est le but de l’article « George Sand, femme engagée : Écrire une biographie » et de sa suite, « Le féminisme et l’égalité« , qui questionne les relations de George Sand avec la politique et les conflits sociaux de son temps.
- « Prison n°5 – Zehra Doğan, L’art malgré tout » invite à se plonger dans le récit dessiné par la journaliste et plasticienne de sa détention dans les prisons turques. Un témoignage dessiné clandestinement au cours de sa détention. Une analyse, « Prison n°5 et la critique des œuvres de témoignage », complète cette critique par un questionnement sur la délicate réception d’une telle œuvre.
- « La météorite de Hodges, tentative d’épuisement d’un fait cosmique » est la critique d’une bande-dessinée racontant d’une manière assez expérimentale la chute (véridique) d’une météorite sur une femme et ses conséquences dans son existence. Un entretien complémentaire, « Faire une bande-dessinée : La Météorite de Hodges, par Fabien Roché », permet de découvrir le processus de transformation en récit de ce fait divers exceptionnel.
De l’écrit à l’image : les adaptations d’œuvres littéraires
- L’adaptation d’œuvres de Philip K. Dick est évoquée en partie dans ces articles : « Total Recall : peut-on muscler une adaptation de Dick ? », « Total Recall : le manège aux illusions de Paul Verhoeven » ; « A Scanner Darkly, représenter la schizophrénie ».
- « Passé virtuel : les trois esthétiques du simulacre », une critique qui revient sur l’influence du film Blade Runner sur cette adaptation d’un roman de Francis F. Galouye.
- Des adaptations de romans en bande-dessinée permettent de s’interroger sur les limites de l’exercice : « 1984 en BD par Derrien et Torregrossa : l’illusion de la fidélité » (critique) ; « Moby Dick en BD, par Bill Sienkiewicz » (critique).
Comment arts et artistes s’influencent
- « Une Partie de campagne : Renoir, la balançoire impressionniste », analyse filmique de la référence aux peintures impressionnistes de Pierre-Auguste Renoir dans le moyen-métrage de son fils, adaptant Maupassant. Deuxième partie : « Renoir, entre impressionnisme et naturalisme ».
- « Fausses caméras et nouveaux pinceaux » expose comment le numérique a donné naissance à un cinéma « pictural », art de la composition riche en paradoxes.
- Des références aux œuvres de M. C. Escher sont présentes dans les film Inception et Donnie Darko : nous avons questionné ces références dans deux analyses, « Inception et les boucles impossibles » (consacré aux paradoxes spatiaux) et « Memento Mori, Donnie Darko » (sur les paradoxes temporels).
- « Citizen Kane, 80 ans après : penser la mise en scène » revient sur l’utilisation de la grande profondeur de champ (deep focus) dans ce film afin d’interroger ce qu’est la mise en scène cinématographique, en comparaison avec la mise en scène théâtrale.
- « De 1984 à Blade Runner : réflexions sur George Orwell et Philip K. Dick » trace des liens entre deux œuvres majeures de la science-fiction.
- Après le compte-rendu d’exposition « Tolkien et le Facteur Cheval : rencontre d’imaginaires au Palais idéal », nous avons analysé en parallèle les parcours et influences des deux créateurs dans « J.R.R. Tolkien et le Facteur Cheval : Le professeur et le paysan » et sa suite, « Comment réaliser ses rêves », qui revient sur l’importance du milieu social.
L’art de la vulgarisation
- Vulgarisation scientifique : « Poussières d’étoiles : les contemplations d’Hubert Reeves », analyse de la démarche de vulgarisation (poétique et rigoureuse) de l’astrophysicien ; « Le mystère du monde quantique – Thibault Damour & Mathieu Burniat » (critique) ; « Encyclopédie visuelle de la vie préhistorique » (critique).
- Vulgarisation historique : « La Révolution française expliquée en images » (critique).
- Vulgarisation philosophique : « Le Seigneur des Anneaux, Une aventure philosophique » (critique).